Jambon Beurre News
Le journal des réformateurs
n°9 - 28 novembre 2002
 

Edito










La ligne éditoriale de notre journal se stabilise donc un peu après de grands changements sur la maquette, la diversité journalistique, les nouvelles rubriques (libre expression, environnement...). Seul la rubrique People de Calie est ajoutée, et on n'annonce pas de grand changement pour la prochaine maquette. Reste que notre périodicité laisse encore à désirer, mais nous ne préférons pas encore tenir un rythme fixé à l'avance. Reste que nous étudions la possibilité de publier des numéros intermédiaires avec seulement le baromètre histoire de suivre au plus près la notoriété de nos politiques et autres concitoyens. La nouvelle mouture du baromètre a rencontré peu d'opposition aussi nous continuons avec ce nouveau mode de calcul présenté lors de notre dernier numéro. Comme nous le demandait un fidèle lecteur, il est possible à chacun de proposer de nouveaux noms dans le baromètre JB News qui seront intégrés dans les prochains baromètres. Reste que notre casse "accent circonflexe" est encore cassée donc toujours pas de e, i ou u avec accents circonflexes dans ce numéro, veuillez nous en excuser.
L'actualité reste riche à Nautia. Des débats houleux mais passionnant ont eu lieu au Parlement sur le droit d'association et l'utilité des partis politiques. Nous essayerons de vous en restituer le contenu. L'actualité, c'est aussi l'ouverture des dossiers TOP SECRET, et le retour sur la scène de certains épisodes plus ou moins glorieux de notre pays. Dans votre rubrique libre expression, c'est un lecteur anonyme qui nous livre ses souvenirs de l'épopée Bob le Guerrier et les liens entretenus entre ces mercenaires et le gouvernement Duclos. Nous n'avons certes pas pu vérifier ces propos, mais leur contenu vaut son pesant de cacahouète.
Coté People, on apprend tout, ou presque tout sur Jef, l'homme à la grace de jument, qui commence un certain état de grace dans notre baromètre après 8 mois de pouvoir (va comprendre Charles).
Reste que je sais pas où le mettre alors je le mets ici, dans le prochain numéro (notre calendrier ne nous a pas permis de les insérer dans celui-ci), Calie fera des portraits des nouveaux nautiens.... Vous qui revez de tout savoir sur Booba, Julien ou Briaxis, ne nous manquez pas !
C'est un JB News un peu long car nous avons développé (grace à Calie) la rubrique "brèves" avec des nouvelles croustillantes des nautiens.

                                                                                                  JBH, Rédacteur en chef
 
 

Sommaire

Actualité
Droit d'association : vers une réforme ?
L'université, happy end ?
Dossiers Top secrets, des révélations qui font froid dans le dos
Nouvelles actualités des villes : premier soubresaud au gouvernement
Les opposants politiques muselés ?

People

Le baromètre JB News

Libre expression

Copinage

Brèves

Interview

Courriers des lecteurs

Actualité



Dossiers Top secrets, des révélations qui font froid dans le dos
Ouverture la semaine dernière des archives secrètes sur l'attentat commis en décembre 2000 contre le proquesteur à l'Economi, M. Ardoin. Reste que ces archives très hermiétiques montrent certes l'implication des services secrets dans cette affaire, et un complot organisé par des personnes hauts placées au gouvernement mais le citoyen lambda n'est pas plus avancé que cela pour définir les véritables coupables de cet attentat. M. Duclos, longtemps soupsonné a été lavé par la justice populaire (car comme d'habitude, on ne peut pas compter sur la HJC pour régler une affaire, sauf si la laisser pourir c'est la régler !) reste le suspect idéal. D'autres personnes ayant disparus peut avant ou peu après (Elmer, Stéphane, La Septier), portent les doutes sur leur personne. Quand à certains membres du gouvernement actuel, ils pourraient largement etre impliqués plus qu'on ne le croit.
                                                                                                    JBH
 

Les opposants politiques muselés ?
La rédaction a reçu mardi ce message anonyme transmis par M. Duclos. Aucune source ne nous a confirmé le fait que M. Duclos était assigné à résidence, on l'aurait meme vu au temple du grand Chapus ! D'autres part, le président du PAPE contacté à ce sujet nous a certifié qu'il n'avait personnellement ressenti aucune tension particulière contre lui, mais il nous a confié "etre eternellement sur (ses) gardes depuis le lache attentat à coup de pierre de polystyrène dont (il a) été victime" (NDLR : en décembre 2000). Il est à noter que l'auteur du message confond un peu les époques puisque lors de la vague d'attentat au polystyrène, la principale victime, M. Ardoin, alors proquesteur à l'Economie, était dans le bloc majoritaire. Il est cependant coutume à JB News de publier tout ce que nous recevons, alors jugez sur pièce.

Les anciens Consuls censurés ?

Il se murmure, dans les rues de Talamanca, que la police nautienne aurait assigné à résidence l'ancien Consul Matthieu, et que
le Consul envisage sérieusement de le faire interner dans un hôpital psychiatrique. Seule l'absence d'hôpital psychiatrique à
Nautia ralentit pour le moment la mise en application de cette décision cynique de Jean-François. Une forte pression
psychologique de la part du pouvoir en place s'abat donc sur les membres du PAPE, qui sont contestés de toute part. Le
gouvernement fait même alliance avec Juli ! La démocratie nautienne serait-elle en danger ? Va-t-on revenir aux temps où les
opposants politiques étaient attaqués à coups de bloc de polystyrène ?

                                                                                                A. Nonyme.

Nouvelles actualités des villes : premier soubressaut au gouvernement
La questures aux affaires de la ville n'est pas de tout repos. C'est ce que doit penser Juli après moins d'un mois de mandat. Il s'est déjà vu refuser par le Consulat la création de liste spécifiques dont une première pour Talamanca. Pourtant, les débats montrent que devant la hausse importante de l'activité des derniers mois, les nautiens seraient prets à releguer sur des listes secondaires des débats importants comme la gestion des villes ou l'économie. Il va falloir aussi gérer l'important nombre de nouveaux citoyens. Dans divers discours, certains politiques ont parlé du seuil de 20 citoyens à partir duquel la création de villes serait indispensables. Nautia compte un peu moins de citoyens actuellement (16) mais on peut se demander si l'on ne doit pas baisser ce seuil pour anticiper une éventuelle émigration massive qui compliquerait la mise en place des villes. Reste que c'est l'idée meme de questure qui est remis en cause dans cette histoire en permettant à des personnes d'horizons politiques opposés d'etre élus dans le gouvernement. Juli devra donc se servir de cette questure test pour fixer les prérogatives consulaires et questorales : sa légitimité politique n'est plus en doute.
                                                                                                    JBH

Droit d'association : vers une réforme ?
Vaste débat en début de semaine sur le droit d'association suite à la volonté affiché d'un nouveau citoyen, Booba Lunatic, de créer un nouveau parti. La question pérenne est en effet de savoir si l'on peut créer sciemment une association (dont les partis politiques) seul. Le débat relancé récemment lors de la demande de Juli, président du PIED, parti uninominal, de participer à la commission électorale s'était alors achevé en queue de poisson, étant donné que Juli n'avait pas besoin de son parti pour appartenir à cette commission. Le débat de cette semaine a révélé des questions plus intéressantes : à quoi servent les partis, ont-ils une utilité, doivent-ils rassembler plusieurs personnes pour etre intéressants ? Ces questions récurentes sont importantes, et l'on s'orienterait vers une première loi de société depuis la prise du pouvoir par le Consul Lalande. L'idée qui s'est largement implantée hier serait de ne permettre la création d'une association qu'avec au minimum deux membres. Mais de ne pas menacer l'existence des associations existantes.
                                                                                                    JBH

L'université, happy end ?
La loi tant attendue sur l'Université a été présenté courant novembre par le président Ardoin. Cette loi, élaborée par le collège de l'Université a rencontré peu d'opposition au Parlement, et les seuls amendements qui devront etre votés pourraient etre ceux du président lui meme en opposition au doyen de la faculté de médecine. Quatres instituts universitaires devraient logiquement etre créé, comme c'était le voeux du président de regrouper les disciplines. Ce succès devrait revenir à M. Ardoin qui devrait sans problèmes obtenir l'investiture des doyens pour un mandat officiel en fin d'année. Cyril est en effet très occupé par ses activités gouvernementales et universitaires. Seul Matthieu pourrait s'opposer au président par intérim, ce qui placerait Cyril en arbitre, et provoquerait des remous certains au sein du PAPE.
                                                                                                    JBH
 
 

People
Découvrez les personnalités Nautiennes telles que vous ne les avez jamais imaginées….
Par Calie Coopman

Cette rubrique nous permettra, au fil des JB News, de découvrir un des grands noms nautiens chez lui, dans sa tenue favorite. Notre reporter tentera, en interprétant les réponses de son interlocuteur à ses questions sur des sujets personnels, de nous découvrir sa personnalité et ses penchants…

Aujourd'hui : J.F. Lalande, un homme de contraste…

Nous rejoignons M. Lalande chez lui, dans une petite maison en pierres apparentes, au bout d'une très longue
rue ou les maisons ne se collent plus tout à fait. La maison est assez haute mais étrangement étroite, très simple, avec sa porte et ses volets verts. Sur l'arrière, un petit jardin qui se prolonge jusqu'à une petite mare, un peu de vigne qui n'arrive pas à pousser. Il y a une brouette retournée par terre, quelques pots de fleurs avec des trucs morts qui n'arrivent pas à prendre. Devant la porte, un paillasson les mots: "Come, you're welcome". Une maison un peu à l'image de son propriétaire… d'apparence austère, mais ouverte à tous….

Monsieur Lalande apparaît au second coup de sonnette. Il nous accueille avec le sourire, vêtu d'un pantalon de velours marron, avec une chemise blanche. Parfaitement coiffé, comme à son habitude, une chaînette trahissant une montre à son gousset. Seul détail incongru, ses pantoufles consulaires (avec des petites ornementations dictatoriales).

L'univers de M. Lalande lui ressemble : résolument non frivole, calme et étrange, avec son ambiance un peu aquatique, sereine…
L'intérieur de la maison est plus fonctionnel qu'esthétique. Un vestibule d'entrée, un salon avec un canapé lit dont l'air usagé indique qu'il accueille souvent les amis du Consul, un ordinateur… Le plus étonnant est  le système d'irrigation des plantes intérieures avec des tuyaux d'eau translucides. De petites étoiles bleues circulent dans les tuyaux mais n'en sortent jamais parce qu'au bout, là ou ca se déverse, il y a des filtres avec des petits panneaux "Keep out" pour empêcher les trucs solides de tomber des tuyaux. Certains tuyaux montent à l'étage, passent dans la cuisine, la salle de travail et enfin montent encore vers les deux chambres.

Un bruit insolite, bizarrement musical comme un son propagé dans la mer, nous attire vers la salle de travail. Ici aussi, la personnalité de M. Lalande s'exprime dans le désordre un peu rêveur qui règne dans la pièce. La pièce est jonchée de cartons avec des livres. Une belle table, un peu massive, impossible à déplacer avec une tache ronde d'une tasse de thé qu'on aurait oubliée d'enlever pendant une nuit agitée. Au fond, près de la fenêtre qui donne sur la rue, un piano à eau, qui est branché sur le circuit de la maison. C'est de là que proviennent les sons évanescents que nous avons entendus :  glou quand on l'allume, glou-glou quand on l'éteint.. De chaque coté, de grandes membranes élastiques retenant quantité d'eau véhiculant les ondes produites par le système de marteaux du piano. On imagine pas que ca puisse fonctionner.

Le salon exprime le côté plus chaleureux et enthousiaste de son propriétaire… quelques objets issus de grands voyages à travers le micromonde sont disséminés à travers la pièce: une puce électronique, une médaille du rallye Cyva, une bouteille de Chateau Chaby de 1998, une des dix premières; une pierre un peu lumineuse, sûrement ramenée de l'expédition Bilombo. Le plancher craque un peu et la cheminée semble condamnée ou tout du moins, faire partie de la décoration. Aux murs, quelques photos: un diplôme de l'ISEN., Plus incongrue, et bizarrement poignant, un grand poster, accroché au mur, représente deux lapins gigantesques avec des tenus d'aviateurs qui rient tous les deux, pour on ne sait quelle blague dont eux seuls maîtrisent tenants et aboutissants.

JB News > Monsieur Lalande, Vous êtes Consul depuis un peu plus d'un mois maintenant. Pourtant, les Nautiens connaissent peu votre vie privée. Tenez vous précisément à la préserver ?

JFL > Oui, j'y tiens et je fais un effort considérable pour me plier à votre incursion dans ma vie privée. Après tout, je me dis que c'est pour la bonne cause, que si l'on me connaît mieux je finirai peut-être au top du JBBaromètre... Mais vous savez, je n'ai pas besoin d'étaler ma vie au grand jour, ce n'est pas vraiment ce que l'on attend de moi. Je préfère me concentrer sur les taches inhérentes à ma fonction et laisser tout cela à d'autres.

JB News >  On vous as vue en état de grande ébriété au Polystyren's. Pourtant, des rumeurs courent sur votre éventuelle participation aux œuvres du nouveau Théâtre... seriez-vous un homme à multiples facettes ? Préférez vous les soirées calmes ou les nuits en boite ?

JFL > Je suis définitivement un homme de la nuit. C'est pourquoi cela ne m'étonne guère qu'on m'ait vu au Polystiren's. Ceci dit, j'ai de la peine à faire coexister mon poste et mes responsabilités avec mes sorties nocturnes et c'est donc pour cela, je l'avoue, que je sors souvent incognito, voire légèrement déguisé pour passer plus inaperçu. Bien entendu, les jeunes femmes que je rencontre se rendent compte bien vite de mon identité mais j'ai tout de même le temps de me faire une place dans ce genre d'endroits, de payer quelques tournées sans que personne n'ait de préjugé sur moi.
Mais vous avez raison de remarquer que je m'intéresse à d'autres petites choses. Je commence à terminer ma phase "je cultive des plantes" pour me tourner vers l'écriture de scénarios. J'y consacre quelques soirées par semaine, le reste me servant à sortir jusqu'à point d'heure (et d'ailleurs mes interventions se font toujours après neuf heures...). Il va falloir que je m'y mette, ce n'est pas facile. Parfois, entre deux avions, j'écris quelques dialogues mais pour l'instant, c'est plutôt mauvais.

JB News >  Je vois sur votre mur une photo du souriant et séduisant M. Dejonghe, inaugurant la Réserve. Vous n'avez vous même adopté aucun animal, mais avez avoué participé à  des chasses à la gazelle. Quelle est votre position vis à vis de nos compagnons à quatre pattes ? Les aimez vous ? Vous laissent ils indifférents ?

JFL > Je déteste les chiens. J'aime bien les chats. Et j'aime bien l'exotisme des chasses à la gazelle. Je n'y vais qu'entre amis, jamais dans de grandes chasses organisées. On y lache une gazelle sauvage, qui a quelques heures d'avance, puis, en général, nous chassons à coup de fusils longue porté. C'est cruel c'est sur, mais c'est vraiment très rare. Depuis, 1998, je ne me souviens pas d'avoir participé à une telle chasse. Je ne souhaite pas vraiment défendre ma position ou la justifier, c'est plutôt quelque chose dans mon éducation, un rite familiale si vous préférez.

JB News >  Quels sont vos loisirs ?Les avouables ? et les plus secrets ?

JFL > Je passe un temps fou à confectionner de petites capsules de quelques centimètres de longueur, de forme cylindrique et translucide. J'insère, à l'intérieur des petits papiers avec un mot dessus: "Coopman", "retardement", "j'attrape", "en mangeant", "je vais", "feuille", "Sylvie", "beurre", "horodateur", "Sillicon Valley", "stop" ou encore", "désuet", "orange", "arriver", "sport", "ceci-dit", "morne vallée", "tu", "Georges", etc... Je place les capsules dans le circuit d'eau et je fais fonctionner les pompes. A partir de l'ordinateur on peut commander certaines valves pour modifier le circuit, faire monter l'eau du salon à la cuisine, transiter dans la salle de
bain puis redescendre dans le vestibule. Il y a un petit trajet extérieur, qui passe au travers des feuilles de la vigne. Cela forme des phrases, des non-sens et de jolies choses. C'est ma télévision à moi. J'ai aussi une table inclinée, pour écrire à mon aise; un des tubes du circuit passe sur le bord de la table. J'ai déjà mis plus de 500 mots et je compte augmenter ce nombre encore. Cela donne un peu d'inspiration, cela débloque certains mécanismes, des idées. Les étoiles bleues, les mots...

JB News >  Alors que tous les nautiens adorent accumuler les histoires d'amour et autres avec d'autres nautiens ou ailleurs, vous n'avez jamais montré un quelconque signe d'intérêt autre que purement amical ou professionnel envers qui que ce soit. Attendez vous le grand amoûûûûr ?

JFL > J'ai déjà le grand amour, merci. Chacun dans sa pièce, on a des petits sas pour mettre des messages. Si vous restez encore quelque temps sur ce canapé, Mademoiselle Coopman, je suis persuadé que vous verrez passer certains messages qui sont plus que de simples mots.

JB News > Je vous remercie, Monsieur Lalande.

NDLA : Cette rencontre avec M. Lalande, au sein de son foyer farouchement gardé, m'a permis de découvrir encore un aspect original de sa personnalité que je ne connaissais pas : sa capacité à surprendre, et à plonger son vis à vis dans un état de paix.  Cet article me semble très imparfait, dans la mesure où il ne m'a pas permis de transmettre aux Nautiens ma vision de Jean François Lalande, et de lui rendre l'hommage qui lui est dû. J'essaierai encore une fois, en racontant qu'à un moment de ma vie nautienne, dévorée par les doutes et l'appréhension, je m'apprêtais à quitter l'île. Il ne me semblait pas alors que qui que ce soit puisse m'aider, mon parrain, M. Dejonghe, étant trop affectueux pour être objectif. M. Lalande m'a aidée, par son calme et sa force tranquille. Il a anesthésié mes doutes, et m'a libérée de mes peurs. Je lui dois d'être ici, et pour cela, Monsieur Lalande, merci.
 

La semaine prochaine : Juli Marti Casals, séducteur invétéré ou loup solitaire ??
 
 

Le baromètre JB News

JB News présente ses indices de popularité sur la période 21 au 25 octobre 2002. Les personnes ou partis sont présentés de l'indice le plus fort au plus faible.
 
Indice actuel
(24-27/11/02)
Indice précédent (29-30/10/02) Classement actuel
Calie 77 (+28) 49 1 (+2)
Jean-Benoit 71 (-12) 83 2 (-1)
Pierre 49 (+26) 23 3 (+3)
Cyril 47 (+16) 31 4 (=)
Julien 43 (n.d.) n.d. 5 (n.d.)
François 39 (+15) 24 6 (-1)
Jean-François L. 39 (+21) 18 6 (+3)
Pauline 39 (+19) 20 6 (+2)
Ra Dada 37 (+4) 33 1 (=)
Matthieu 32 (-33) 65 9 (-7)
PAPE 15 (-28) 43 1 (=)
Nicolas 13 (+9) 4 10 (=)
Théophrate de Mytilène -4 (-14) -18 2 (=)
Juli -8 (-31) 23 11 (-5)
Booba -14 (n.d.) n.d.. 12 (n.d.)
Jean-François B. -23 (-27) 4 13 (-3)
UNS -39 (+4) -43 2 (+2)
PIED -40 (-27) -13 3 (-1)
MAL -40 (+1) -41 3 (=)
Niels  -55 (-9) -46 14 (-2)
Egon Scheinwald -56 (+12) -68 3 (=)
Bob -60 (-6) -54 15 (-2)
Hermann -85 (+2) -87 16 (-2)

Une participation légèrement en baisse pour ce baromètre ci par rapport aux deux précédents (38% contre 59% au baromètre précédent). La diversification du lectorat largement entamée au numéro 7 a complètement chamboulée les indices de popularité. Nous avons noté aussi un durcissement de l'avis des nautiens sur leurs compatriotes : au premier baromètre (JBN2), les nautiens avaient décernés environ 1,43 avis favorable pour 1 avis défavorable. Ce taux est tombé entre 1,2 et 1,3 lors des trois baromètres suivantes puis à 1,06 au baromètre 5. Il reste maintenant depuis 3 baromètre compris entre 1,02 et 1,03. On a donc globalement environ autant d'avis favorables décernés que d'avis défavorables.

La première nouvelle est que, avec le nouveau mode de calcul, Jean-Benoit avait toujours été classé premier (JBN 8). Calie le détrone donc pour la première fois, grace à une envolée de son indice (plus forte hausse +28) et une baisse importante de l'indice de Jean-Benoit (-12). Coté forte hausse, on note aussi Pierre (+26) qui profite de son élection comme magistrat puis comme président de la HCJ, le Consul (+21) qui sort enfin des scores modestes pour se positionner en 6ème place mais aussi Pauline dont le décolage ne nous avait pas échappé (JBN 8) et Cyril qui confirme sa 4ème place. Coté larges chutes, Matthieu perd 33 points (son plus mauvais score depuis la création du baromètre) suite à son boudage de ses derniers jours, Juli perd 31 points et passe pour la première fois la barre des 0 points, entrainé dans la chute du PIED, et  JFB chute de 27 points et repasse la barre nulle. Coté entrée, Julien se place dès son entrée en 5ème position et Booba n'arrive qu'à la 12ème place.

Pour les partis politiques, Le PAPE, malgré une forte chute (-28), garde la première place, tandis que les trois autres partis sont au coude à coude (entre -39 et -40 points). Le PIED continue sa déscente aux enfers avec une chute de 27 points.

Pour les personnalités étrangères, Ra Dada confirme son avance sur Théophrate en gagnant encore 4 points, Théophrate en perd 14 et Egon en gagne 12. Leur classement ne change pas.

Analyse politique :
C'est donc l'opposition qui a largement perdu sa crédibilité au cours du mois de novembre. Les plus forte chute sont enregistrées par les personnalités des partis d'opposition (Matthieu, Juli et dans une moindre mesure Jean-Benoit) et par les partis eux-memes (PAPE et PIED). La garde raprochée du Consul (MAL, UNS, François) tirent largement leurs épingles du jeu. Coté "non politisés", c'est hétérogénéité mais une certaine stabilité quand meme avec de très bons scores (Calie, Pierre, Julien) mais aussi de très mauvais (Niels, Bob, Hermann).
 
 

Libre Expression - Dossier

Ce texte, assez long, reçu de façon anonyme à la rédaction (c'est l'époque), signé M. G., présente l'affaire Bob le Guerrier sous un jour nouveau. M. G. en effet, sous entend que le gouvernement nautien aurait été, peut etre pas à l'initiative, mais aurait ensuite défendu les hommes de Bob le Guerrier. Cette vision intéressante de cette affaire, classée TOP SECRET à Nautia, et étouffée dans la plupart des pays, notament les grands pays de l'époque (Krassland, Ys, et meme Nautia), permet de donner explication à certaines questions sous-jacentes. Nous revenons sur le contexte dans une première partie pour que nos lecteurs s'y retrouve un peu, puis nous vous livrons le texte de M. G.

Situation politique nationale et internationale en septembre 2000.
Septembre 2000, le micromonde sort des vacances, période souvent plus calme que le reste de l'année. L'été indien est présent dans la plupart des pays. Les nautiens partent le week end à Ilette, pour visiter la réserve et faire quelques brasses sur les plus belles plages du micromondes. L'actualité politique est cependant omniprésente : c'est bientot les élections à Nautia, et le Consul Duclos, chef d'état depuis la création de la RFV, a annoncé qu'il se retirait du pouvoir. En liste, deux partis : le PEU, avec son candidat Juli, minoritaire, mais qui puise sa notoriété dans son histoire; de l'autre le PAPE, parti champignon créé en Juin suite à une scission du PEU sur le thème d'une éventuelle intervention de l'ONV au Zollenberg. Le pouvoir en place a relaché les manettes qu'il avait partout à Nautia, notamment sur la presse : le Monde Virtuel, journal sous la coupe du Consul, reste le dernier avatar de ce fonctionnement, mais ouvre ses rubriques aux deux candidats. L'autre journal important de Nautia est PEU Info, un apériodique plutot ... apériodique. A Ys et au Krassland, on se prépare aussi à des élections importantes

Pourtant, le 23 septembre, le micromonde se réveille avec la gueule de bois : la veille,  Heinz-Helmut Von Kalmar, le représentant du Krassland à L'ONV a annoncé que les troupes krasslandaises avait pris possession des iles de Fanz, au sud est du micromonde. Ce territoire, sans grande importance stratégique, et peu habitée, sauf par quelques anciens habitants (Fanz a été largement abandonné lors de l'explosion de la centrale nucléaire de Nokiopolis, sa capitale). Dans la nuit, Théophrate de Mythilène à la tribune de l'ONV avait demandé le retrait dans les 48h du territoire de Fanz des troupes krasslandaises en invoquant des raisons de sécurité nationale. Le 26 septembre, Melkhi Ier, Empereur d'Ys décrète l'état de guerre. Le lendemain, il annexe le Zollernberg, pays frontalier au Krassland.

Le 28 septembre, l'ONV recoit un mystérieux message d'un certain Bob le Guerrier, ancien Zollernois, réfugié avec une bande de mercenaires depuis plusieurs mois en NRLI. Ce guerrier annonce avoir réussi (lors d'opération appelée Vengencia) au petit matin à conquérir l'ile principale d'Ys plus quelques iles secondaires, ainsi que les trois iles principales de Fanz. La victoire aurait été facilité par le départ vers le Zollernberg des troupes yssoises et vers le détroit du Krassland des troupes krasslandaises. Bob annonce sur ces territoire la création de l'Etat Autonome des Iles Australes (EAIA). A l'ONV, c'est la perplexité. Ys et le Krassland traite le Guerrier de Clown, et nie l'ensemble. Pourtant, un petit pays, la NRLI semble confirmer les dires de Bob le Guerrier, comme quoi un exil yssois aurait lieu vers la NRLI (plus proche pays pacifiste). Quant-à la presse, le Monde Virtuel fait part du mesage de Bob le Guerrier, mais Vu d'Yssi, un journal Yssois, n'en fait aucune mention.

Le soir du 28 septembre, Bob le Guerrier certifie avoir détenu dans la journée l'ensemble d'Ys et pouvoir facilement conquérir l'ensemble de Fanz. Le 1er octobre, la situation n'ayant pas changé, Bob le Guerrier annonce qu'il accepte de se retirer les teritoires occupés sous certaines conditions : rancons importante demandée à Ys et au Krassland, don d'un territoire de taille modeste, création de la République Semi-Autonome du Duché de Gaudia (RSADG) dont Bob le Guerrier deviendrait 1er duc de Gaudia sous le nom de Perceval 1er. Cet Etat serait placé sous la tutelle juridique de la RFV avec une certaine autonomie.

Le 2 octobre, Ys donne l'assault et libère le palais impérial. Quelques hommes de Bob le Guerrier arrivent à fuir vers Fanz à bord de deux bateaux. Un des deux bateaux est coulé par la marine yssoise. Dans ce bateau aurait péri Bob le Guerrier. Poursuivi par la flotte yssoise, le reste des troupes de Bob le Guerrier évacuent Fanz et se dirige vers l'est. Ils trouvent une petite ile à l'Ouest du micromonde, et s'y installent pour former le Duché de Gaudia (Etat autonome). Le duché survivra quelques semaines sous la houlette éclairée de Perceval 2, votera une constitution, se dotera d'une noblesse, élaborera un système économie avant de disparaitre subitement.

Dans le micromonde, la situation retourne à la normale. Le traité de Talamanca redonne à chacun ses frontières d'avant la crise. A qui la crise a-t-elle profitée alors ? Le Zollernberg et Fanz sont retournés dans les bas fonds, les économies krasslandaises et yssoises se sont effondrées. La NRLI permet de redresser la tete sur le plan diplomatique mais disparaitra quelques semaines plus tard. Seule Nautia a véritablement profité de la crise sur les plans économiques, politiques et diplomatiques.

                                                                                                                          JBH

Texte de M. G.

Je suis l'ex-bras-droit de Bob le Guerrier, celui qui s'est fait peu après appeler Perceval 2, duc de Gaudia. J'ai eu connaissance de l'ouverture de certaines archives top secrètes à Nautia et me suis précipité sur celles-ci. Hélàs, les archives qui m'intéressaient n'ont pas été ouvertes, et l'on peut se demander si elles le seront un jour. J'ai participer à l'opération Vengencia, et j'ai décidé aujourd'hui de révéler à Nautia certains fait. J'espère que votre journal ne fera pas de censure comme d'autres l'ont fait durant les opérations (Vu d'Issy notamment).
L'opération Vengencia a bel et bien été organisée par des ex-Zollernois, obligé de mendier ou de pirater pour survivre. Cependant, une fois des terres acquises, des soutiens politiques nous ont été nécessaires. Bob s'est alors tourné vers les pays neutres (Nautia, NRLI qui était les plus actifs de l'époque). Il fallait en effet que certains pays importants reconnaissent ces actions pour les valider. La NRLI a marchée toute seule dans l'affaire, sachant qu'il fallait qu'elle se distingue des autres pour exister. Les négociations avec le gouvernement nautien ont du etre plus houleuses, c'est ce que montre la correspondance entre Bob et certains membres du gouvernement nautien (Consul, vice-consul, proquesteur à l'Economie notament). Le gouvernement a accepté du bout des lèvres de nous soutenir, mais par dessous la table. Sur le plan diplomatique, il ne fallait pas que cela se sache pour que Nautia puisse garder son grand role. Aussi, quand l'opération Vengencia a commencé à mal tourner, et que Bob, dans un ultime message à l'ONV a accepté de se retirer contre une rançon (pour Ys et le Krassland) et un statut de réfugié à Nautia avec une certaine marge de manoeuvre politique, le gouvernement nautien n'a meme pas levé le petit doigt pour nous aider.
Quand Bob est mort, le gouvernement nautien a quand meme réussi à nous retrouver et nous a indiqué une petite ile. Cependant, il s'est largement servi de nous comme laboratoire pour des théories économiques douteuses. Le but était de définir la faisabilité d'un système économique basé sur le troc, pouvant servir de base à Dandale. Gaudia a d'ailleurs donné très rapidement son accord pour participer à Dandale, sous la pression du gouvernement nautien. Mais le système économique ne permettait pas le développement des autres activités nécessaires à l'épanouissement d'un pays : politique, culture... Notre pays est tombé sous les tracasseries administratives très rapidement et la rebelion a monté. Le gouvernement nautien s'est trouvé embarrassé par cette ile peuplé de braillards, prets à se relancer dans des activités de piraterie, à quelques kilomètres seulement des cotes nautiennes. Un jour, alors que je pechais à quelques encablures de la cote de Gaudia, des navires militaires sans drapeaux de nationalité se sont approchés. Oh ils n'étaient pas nombreux, juste 3. Quelques gardes ont débarqués et ont détruits les batiments, les stocks de nouriture, les champs... Peu après qu'ils soient repartis, un avion a survolé 3 fois Gaudia. Au troisième survol, il a laché une bombe. Je ne sais pas de quel type de bombe il s'agissait mais je peut vous certifier que notre petite ile (environ 10 km²) a été complètement rasée de la carte. J'ai été largement blessé lors de l'ecplosion, bien que assez éloigné de la cote. Mon bateau a dérivé de nombreux jour, avant d'accoster un endroit dont je ne parlerais pas pour ma propre sécurité.
Qui était les militaires qui ont détruit mon ile : des nautiens, des gardes de l'ONV, des Yssois, des krasslandais, des dandaliens ? Peut-etre ne le sauront nous jamais.
                                                                                                          M. G.
 

Commentaire

J'ai survolé une large zone d'océan suite à ce message, dans la zone où était susceptible de se trouver le duché de Gaudia. Je n'ai rien vu qui puisse accueillir que quelques coquillages : le duché de Gaudia a bel et bien disparu dans l'océan. Ce qui est troublant, c'est que ce duché a bel et bien existé, j'ai des témoignages oraux qui le confirme, et pourtant, on ne retrouve pas de trace de ce pays virtuel dans les différents pays du micromonde. On a vraiment l'impression que les divers gouvernement ont tout fait pour faire disparaitre cette ile. Une très belle carte existait aussi pour ce pays, pourtant, nulle trace d'elle nulle part. La pression populaire permettrait-elle d'obliger le Consul à ouvrir de nouvelles archives ?

Copinage

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Brèves

Nautia en fête…
Deux soirs de suite, les rues de Talamanca ont retentit des cris et des chants des nautiens. Le premier soir, la fête organisée par M. Lalande en l'honneur des trois nouveaux habitants a connu un succès phénoménal, le second, Melle Coopman, décidément d'humeur joyeuse (NDLR : nous enquêtons et espérons vous transmettre bientôt plus d'informations) a invité plusieurs Nautiens au Polystyren's. Si messieurs Marti Casals et Guerry ont accepté l'invitation avec joie, M. Duclos quant à lui a tourné les talons et s'est enfermé dans le Temple du Grand Chapus pour s'adonner à la prière. Y aurait-il des tensions ?
                                                                                                        CC

Activité novembaire
Les experts de l'ISEN étaient inquiets au début du mois. L'activité nautienne avait en effet largement baissé depuis septembre-octobre et le doyen de l'ISEN s'apprétait  à rédiger un rapport d'urgence au Consul. La seconde quinzaine de novembre a été plus proléfique et nomvembre se placera dans les bons mois comme cela est d'usage (meilleur mois de 1999 et 2000 - en 2001, le mois de novembre suit de près l'explosion de la centrale nucléaire et les rescapés étaient peu nombreux). Comme prévu par l'ISEN, le record de mails en une année a été battu dès novembre avec à ce jour (27/11/02) 3115 mails échangés depuis le début de l'année (record de 2000 : 2843 mails). On note que depuis mai, tous les mois ont battu un record de mails comparés aux memes mois des années précédentes.
                                                                                                      JBH (tout le monde s'en doutait, la brève chiante, c'est bibi)

Des lamas et des hommes…
A l'heure où nous imprimons ces lignes, nous savons de source sure que les lamas et les pandas tant attendus sont arrivés. M. Dejonghe a pourvu à tous les besoins et organisé tous les préparatifs.
                                                                                                        CC

Ridicule…
Visiblement égayés par leur soirée au Polystyren's, Melle Coopman, M. Marti Casals et M. Guerry ont joué à 't'es pas cap…' tard dans la nuit de mardi… Mise au défi d'arracher une plume à la plus grande autruche de la Réserve, Melle Coopman a été contrainte à s'enfuir honteusement devant l'animal furieux qui l'a coursée jusqu'au bouquet d'arbre le plus proche. Elle a passé la nuit suspendue aux branches et n'a dû sa délivrance qu'aux Bilombos qui passaient par là et l'ont libérée au petit matin. Elle a remercié Pipo, Groucho et Chico en leur offrant un petit déjeuner de bananes et de lait de coco, et deux bises sur chaque joue. Messieurs Marti Casals et Guerry, quant à eux,  ont été admis en courte hospitalisation pour luxation des zygomatiques…
                                                                                                        CC

Des distractions à revendre…
Bientôt, Nautia -ou plus précisément Talamanca- comptera de nombreux endroits permettant d'intensifier les activités sociales sur l'Ile : un magasin de fleur, dirigée par Melle Castets, un nouveau piano bar, le Pendragon, dans l'enceinte du futur théâtre, une pizzeria où le "Chef" Raulet titillera nos papilles… il va faire bon vivre, à Nautia…
                                                                                                        CC

Extraterrestre ?
Des rumeurs ont couru, assurant que M. Marti Casals n'était pas de notre bonne vieille planète. L'ayant vu -en tout bien tout honneur- au sortir de sa piscine, je peux désormais assurer en exclusivité que si M. Marti Casals est un extraterrestre, je prend illico la première navette pour son système solaire ! (la suite, et plus d'explications en image au prochain JBN… le suspense est torride, non ?)
                                                                                                        CC
 
 

Interview

Une semaine avant le vote de la loi Université 2003, et alors que le débat sur l’Economie semble redémarrer, nous avons jugé intéressant d’interviewer M. Ardoin, président intérimaire de l’université et doyen de l’Institut de Statistique et d’Economie de Nautia (ISEN).
 

JBNews > Bonjour M. Ardoin, vous avez été nommé président de l’Université il y a moins de deux mois, mais vous avez réussi à entamer les plus larges réformes de l’Université depuis le vote de la loi Condorcet : à quoi attribuez-vous ce succès ?

JBH > Ce n’est pas encore un succès étant donné que la loi Université 2003 ne sera votée que la semaine prochaine, mais c’est vrai que les choses semblent bien avancer. Le succès tient à plusieurs facteurs : une dégradation de l’état de l’Université depuis longtemps, entretenu par des présidents fantômes, une récente accentuation du phénomène lors de la dictature Lalande qui a plus ou moins imposé un président sans consulter les universitaires, et qui a plus ou moins tenté de sabordé l’Université, la prise en compte par mes collègues de l’urgence de rénover l’Université et la possibilité offerte à celle-ci suite à la réforme des institutions nautiennes. Mes collègues universitaires et particulièrement les doyens des instituts ont été très réceptifs sur la réforme que je leur proposais et ont intelligemment proposé de multiples amendements qui ont permis de mettre en place le projet actuel. Cet union au sein de l’Université a permis de rédiger un projet cohérent, et les premier écho du Parlement semble bons : d’ailleurs, aucun amendement majeur n’a été déposé.
 

JBNews > Reste le point sur l’égalité des diplômes (amendements JB1 à JB3) qui reste problématique, non ?

JBH > Le Parlement tranchera entre la position de Matthieu qui souhaite une égalité stricte des diplômes et ma propre position qui prône l’égalité des diplômés d’un même diplôme. Reste que le Parlement semble me donner verbalement son aval, et que Matthieu a fait une bien piètre campagne sur ce thème. En outre, je pense que les deux options sont défendables et un vote dans un sens ou dans l’autre sur ce point ne perturbera pas l’esprit global du projet.
 

JBNews > Et quel sont selon vous les points essentiels de cette réforme ?

JBH > Deux choses ressortent à mon avis : l’enseignement et la cohérence de la Recherche. Sur l’enseignement, l’Université se dote enfin de diplômes officiels reconnus dont les modalités d’obtention sont globalement identiques : il sera désormais plus facile de faire valoir ses diplômes et les choses seront plus rigoureuses. Sur la Recherche, ce qui prime c’est la définition de nouveaux instituts universitaires, plus cohérents que les précédents. C’est notamment vrai pour l’institut  des peuples, de la terre et de la vie qui permettra de rendre cohérente la recherche sur les peuplades bilombos et sur leur milieu, au lieu de 3 ou 4 instituts séparés donc en concurrence et sans logique de direction. C’est aussi vrai pour l’institut des lettres, des arts et de Pataphysique qui va étendre son champ de recherche à d’autres domaines que la Pataphysique. C’est aussi vrai dans une moindre mesure pour l’ISEN (qui se dote d’une spécialité en applications informatiques mais qui devrait officieusement perdre ses prérogatives dans le domaine de l’étude des conditions de vie) et la faculté de droit et de sciences politiques (qui englobe désormais des sections en sciences politiques nautiennes et micronationales).

JBNews > Nous avons noté dans ce projet de loi que l'ISERFV (NDLR : Institut de Statistique et d'Economie de la RFV) devenait l'ISEN (NDLR : Institut de Statistique et d'Economie de Nautia). En quoi ce changement est important en pratique pour cet Institut.

JBH > Le nom ne change en rien la ligne de l'ISERFV. Nous nous sommes seulement à prendre en compte un changement de vocabulaire : on ne parle plus beaucoup de RFV ou de RFV de Nautia mais plus de Nautia, et le terme "virtualien" est devenu complètement obsolète et a été remplacé par nautien. L'ISERFV a été créé quand le nom de notre pays était encore la RFV, il fallait donc prendre en compte ce glissement sémantique.

JBNews > Vous avez publié la semaine dernière un rapport de l’ISEN sur les liens entre l’économie nautienne et la société entre mars 2000 et mai 2001. Selon vous, les nautiens souffrirait de l’absence d’Economie ?

JBH > Non, je ne le pense pas. L’Economie nautienne a bien fonctionné sur une période très courte (grosso modo 6 mois) et a terriblement profité des crises politiques et militaires du micromonde pour devenir l’Economie de référence. Pourtant d’un coup, en quelques semaines, tout s’est écroulé. Certes la situation politique nautienne est devenue à ce moment là confuse avec une crise politique importante liée au changement de consul, l’incapacité du PAPE à diriger la nation, le lamentable attentat non encore élucidé contre le directeur général de l’Economie (dont l’ouverture des dossiers TOP SECRET de cette semaine permet d’espérer élucider cette affaire). Reste que la causalité entre activité politique et activité économique ne sont pas évident à démontrer : la situation actuelle porte à croire que c’est l’activité politique qui tire l’économie et non l’inverse.

JBNews > Pensez-vous que l’immigration massive actuelle et notamment l’arrivée de Booba Lunatic puisse permettre à l’Economie nautienne de redémarrer ?

JBH > Je ne sais pas, la situation actuelle ressemble étrangement à la période durant laquelle a été votée la loi sociale : immigration massive et stable, fin d’une dictature et retour à la démocratie, activité importante, réforme de l’université permettant de mettre un cadre à certaines théorie… Reste que les nautiens sont prudent sur la mise en place d’une nouvelle économie et avec raison. L’Economie requiert une importante activité et donc laisse peu de place à d’autres activités nobles : Arts, sciences…. La question à se poser est : est-ce la bonne période pour remettre en place une économie ou doit-on laisser la place à d’autres activités ? Si l’on souhaite mettre en place rapidement une économie, la seconde question est : à quoi sert-elle et à quoi servira l’argent ? L’échec de l’Economie Virtuelle telle que nous l’avons connue à Nautia tient essentiellement à l’inutilité de l’argent à Nautia. Reste que si le Parlement considère que l’Economie sert avant tout à développer les échanges avec le reste du micromonde, on retombera peu ou prou sur un système de type Virtuel. Si l’on considère que l’Economie doit répondre à un besoin des nautiens de se développer et de diversifier leurs activités, et que les liens diplomatiques et scientifiques avec les autres nations suffisent pour placer Nautia dans le micromonde, alors un modèle Utile s’impose. Concernant Booba Lunatic, il est impétueux et c’est sa force. Reste qu’il a besoin avant tout de mesurer ce qu’implique une économie dans un pays virtuel. IL faut aussi faire attention à ne pas « imposer » un système aux nautiens, on se souviens des lois toutes cuites sans concertations qui n’ont pas passé le cap du projet ou le cap du vote (les projets de Hermann Muler par exemple). J’invite donc M. Lunatic à prendre contact avec l’ISEN et pourquoi pas à passer quelques diplômes dans cet institut avant toute chose.
 
 

Courriers des lecteurs

Nous n'avons pas reçu de courrier ce mois-ci.