Rapport préparatoire sur l'histoire virtuelle   
La première civilisation : la civilisation du Bronze (de 10000 à 3000 av.JC)

C'est il y a quelques 350.000 ans que nait l'île de la Nautia pour des raisons qui semblent obscures, mais qui, surement, ont à voir avec l'activité volcanique qui semble en sommeil aujourd'hui.

Les peuplements primitifs

Une première peuplade occupe les îles entre 10000 et 7000 av J.C. Cette civilisation, dite "civilisation du bronze" est une civilisation agricole, peu militarisée. Ses habitants s'installent de préférence sur les montagnes, qui offrent des défenses idoines contre les raids marins, fréquents, des civilisations barbares environnantes.

La civilisation du bronze se caractérise par le peuplement en villages de petites tailles et faiblement développés. Les villages sont éloignés les uns des autres et procèdent rarement à des échanges. Ils sont dirigés par un chef, qui semble héréditaire, mais dont les noms et les pouvoirs ne nous ont pas été légué. Le chef semble toutefois avoir été un chef religieux et militaire.

La constitution des premiers royaumes : Lekaras, Bilombo, Bibar et Liceo

A partir de 4600 av J.C., on constate qu'un village, désigné par la suite par le nom de Lekaras, tend à devenir plus peuplé et agressif envers les villages environnants. Le village de Lekaras parviendra, grâce à divers succès militaires, à annexer plusieurs autres villages et à constituer ce qu'on appelle couramment la "fédération de Lekaras", dirigée par un Roi, le "Lagidos Lekaraï". Pour résister à la pression militaire de la fédération de Lekaras, les autres villages se fédèrent également :

  • à l'ouest, la "fédération de Bilombo", qui regroupe plus de 30 villages autour du village de Bilombo, menace sérieusement la suprématie de Lekaras ;
  • Au nord, deux ensembles politiques se créent progressivement : le royaume de Bibar et la fédération de Liceo. Liceo parviendra toutefois à conquérir rapidement le royaume de Bibar, avant d'entrer en guerre avec la fédération de Lekaras;
  • A l'est, les villages restent inorganisés.

Représentation schématique de la situation en -3500 ap. JC.

Carte Nautia en -3500 ap. JC. Légende:
  • En rouge : la fédération de Lekaras
  • En vert, la fédération de Bilombo
  • En bleu, le royaume de Bibar
  • En gris, la fédération de Liceo

La militarisation progressive de la civilisation du bronze est due notamment à la découverte de nouvelles techniques militaires, à la rareté des terres et à l'augmentation importante de la population. Néanmoins, aucun royaume ni aucune fédération ne parvient à prendre le contrôle de tout le territoire. Ces guerres incessantes, quoique limitée, affaiblissent toutefois le pays.

La conquête militaire et la civilisation de Liceo (de 3000 à 800 av. JC)

A l'origine de la conquête

Vers 3000 av. J.C., la fédération de Liceo, en difficulté, fait appel à des guerriers venus du nord. Cette alliance permet à Liceo de conquérir rapidement une grande partie de la fédération de Lekaras.

Néanmoins, au cour de la conquête, il apparaît rapidement que les guerriers venus du nord ne respectent pas leurs engagements. Ils mènent la conquète comme ils le souhaitent, et établissent des structures politiques nouvelles, semblables à celles qui existent dans leurs pays. Ils font également appel à leurs commerçants qui établissent les premières liaisons commerciales entre l'île et le reste du monde.

La fin de l'indépendance

Les guerriers du nord prennent le pouvoir à Liceo en 2976. Leur chef est proclamé Roi de Liceo, de Bibar et de Lekaras. Il unit sous son pouvoir la plupart des villages du pays. Liceo, capitale de son royaume, grandit vite. Les guerriers apportent leur régime aristocratique, leur sauvagerie barbare, mais aussi leur sens du commerce, et surtout des connaissances techniques nouvelles.

Face à cette nouvelle puissance, le reste de la fédération de Lekaras et la fédération de Bilombo sont incapables de s'unir. Sans être intégrés à proprement parler dans le Royaume de Liceo, ils sont placés sous sa dépendance. Les guerriers du nord effectuent de fréquents raids et exigent des tributs sans cesse plus élevés. Les villages de l'est sont également soumis, dans une moindre mesure, à la pression du Royaume de Liceo.

La pérénité du nouveau pouvoir

Le royaume de Liceo, aux structures féodales, survivra à la destruction des pays dont venait ses fondateurs. Les élites guerrières parviennent à se fondre dans la population et adoptent la lanque originaires du pays. Toutefois, les structures politiques, économiques et sociales sont celles du conquérant : féodalité, forte violence sociale, oppression des paysans,...

Le royaume de Liceo conquiert également les îles environnantes et établit des liaisons commerciales fructueuses avec d'autres pays, reçoit des ambassadeurs... Il est parfois secoué par des révoltes internes, les féodaux se révoltant contre l'autorité royale. Le roi est, à cette époque, conseillé par des magistrats spécifiques, les Consuls.

La chute

Mais, la civilisation de Liceo est victime d'une invasion de guerriers venus du sud, sur des bateaux plus rapides et plus efficaces que les siens. Ces guerriers commencent leurs incursions en 803 av. J.C. Ces incursions barbares d'une extrême violence se répètent chaque année, au printemps et à l'automne : les barbares du sud débarquent sur les plages en horde nombreuses, pillent les récoltes, enlèvent les habitants pour les emmener en esclavage ou les tuent lorsqu'ils sont trop faibles.

Dès 800 av J.C., ces barbares remontent les quelques fleuves de l'île. Ils soumettent l'île à un bloc permanent. Privée de ressources extérieures, décimée, la population est exangue. Le royaume de Liceo s'effondre. Les guerriers du sud dévasteront alors totalement l'île, qui devient quasiment inhabitée.

La reconquête (200 à 650 ap. JC)

Une immigration fragile

Une nouvelle vague d'immigration commence au IIème siècle après J.C. Cette vague est relativement réduite. Les nouveaux arrivants construires des maisons sur pilotis, en bois et sont peu nombreux. Ils sont regroupés autour des fleuves, près de la mer, en plaine. On pense qu'ils ne sont jamais allés dans les montagnes. Cette civilisation fragile repose sur des petites villes au fonctionnement démocratique, mais instable. Les richesses de l'île et son isolement contribuent toutefois progressivement au développement de cette civilisation nouvelle. Les petites villes atteindraient jusqu'à 2 ou 3000 habitants. Elles se seraient même à un moment fédérées dans un ensemble relativement lâche. Trop faibles et trop éloignées pour se faire la guerre, elles ne sont liées que par le commerce.

Un grand développement économique

A partir de 300, la civilisation connaît un grand boom économique. Au carrefour de nouvelles lignes commerciales internationales, ses marins se spécialisent dans la construction et la réparation de navires particulièrement renommés. Une classe nouvelle de riche marchands apparaît et prend le pouvoir au peuple, non sans violences et conflits sociaux. Cette classe nouvelle se fait construire dans les environs des villes des maisons en pierre, plus solide.

Néanmoins, la population reste toujours limitée, même si elle s'enrichit. Ce peuple connaît en effet deux problèmes : sa religion limite fortement sa fécondité, par des interdictions et des rites multiples, et il cultive très mal la terre (en témoignent le petit nombre d'outils retrouvés et l'organisation des quelques fermes que l'on connaît). Essentiellement tourné vers les ressources de la mer, qui sont insuffisantes, sa population ne croît guère.

La renaissance démographique

A partir de l'an 600 ap. JC, l'île connaît une immigration importante, mais très progressive. On estime que les marchands qui autrefois se contentaient de passer s'installlent désormais, avec leurs familles. Cela est peut-être à un changement de la législation des différentes cités de la civilisation, qui commencent à accepter des étrangers. Notamment, des changements religieux favorisent de nouveau la fécondité et les rencontres entre les autochtones et les immigrés, autrefois strictement prohibés. En une centaine d'année, les deux populations semblent se fondre l'une dans l'autre, et connaissent une très nette augmentation de la population. Au même moment, les liens entre les différentes cités se resserrent : elles se regroupent au sein de ligues commerciales, qui deviennent peu à peu politiques.

La civilisation de Talamanca

Les origines de Talamanca

Les colons fondent notamment "Talamanca" (ou tout autre nom), sur la côte est (c'est en effet là que se trouve la capitale, sur la carte d'Anne). Cette ville bénéficiera d'une croissance exceptionnelle, due à sa situation sur le fleuve A (on ne connaît pas encore son nom). La ville de Talamanca se trouvera au coeur d'une ligue politique qui portera son nom, et qui unira progressivement toutes les villes situées sur la côte est, entre les falaises de l'est et celles du sud. Ligue essentiellement maritime, elle n'hésite pas à adopter un comportement extrêmement belliqueux en attaquant les navires des autres villes de l'île. Pour se défendre, celles-ci organisent parfois des expéditions punitives par la voie terrestre, et Talamanca est plusieurs fois mise à sac. Malgré cela, sa richesse augmente sans cesse. Progressivement, la ligue de villes qu'elle avait constitué se transforme en royaume, le royaume de Talamanca, sous l'impulsion de Louis de Talamanca (1002-1049), en 1034.

Le royaume de Talamanca : la première unification politique

de l'île Louis Ier de Talamanca, le premier Roi, parvient, à la suite d'opérations militaires héroïques (1036-1043), à s'assurer le contrôle des montagnes du centre l'île. Il y établit des forteresses, qui lui permettent de mettre fin aux sacs de Talamanca. Son fils, Erbert le Grand (1026-1069) pacifie définitivement le royaume en soumettant les seigneurs locaux qui s'étaient révoltés à la mort de son père. Il parvient à conquérir le sud de l'île. A sa mort, Talamanca contrôle la moitié de l'île.

C'est Louis II (1048-1100) qui saura unifier définitivement l'île. Il parvient en effet à conquérir militairement le reste de l'île, par des campagnes successives, couteuses, mais réussies. Il parvient notamment à conquérir les villages du nord-est (dans la péninsule). Talamanca devient la capitale d'un royaume unifié, qui couvre l'ensemble de l'île.



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Le 1 janvier 1999,
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